Chère Notre Dame

Chère Notre Dame,

On te voit beaucoup en ce moment. On entend parler de toi plus que jamais. Faut dire que ce qu’il t’arrive est dramatique. Pour tellement de raisons. C’est l’histoire de France qui se prend un gros coup dans la gueule. Je dois avouer que je suis choquée de voir à quel point tout le monde se sent concerné par ce qu’il t’es arrivé. Je pensais pas. C’est un pays entier qui s’est mobilisé en un temps record. Même au delà du pays. T’es 850 ans d’histoire de France. T’es un Disney, et du coup notre enfance. Forcément, ça touche. T’es Paris. T’es l’identité du pays quelque part, limite au même niveau que la Tour Eiffel. T’es un monument religieux. Ouais, t’es beaucoup, et je comprends que ça puisse choquer les foules que tu sois presque plus rien, ou ne serait ce que cette idée là. Mais putain, tu te rends comptes des proportions que ça prend tout ça ? T’es quoi finalement ? T’es de la pierre. T’es un monument, un symbole, la force et l’image d’un pays, sa fierté même, je veux bien, mais t’es que de la putain de pierre. Te restaurer, te redonner vie, ne pas te laisser dépérir, penser à toi, te rendre hommage, je veux bien, mais l’ampleur que tout ça prend est carrément démesuré. T’es devenu ce que Charlie était devenu, un phénomène médiatique. Un #jesuisnotredame. Une explosion des ventes de « Notre Dame de Paris » de Victor Hugo. Et d’un coup, tout le monde parle de toi. Les médias surfent sur toi. Ils ne parlent que de toi. Dans des émissions spéciales, dans les infos, dans des magazines, sur les réseaux sociaux, dans des reportages, sur Youtube. Partout. C’est normal, c’est toujours comme ça quand quelque chose de grave se produit. D’un coup, tout le monde s’intéresse à un phénomène oublié. Et on se rappelle pourquoi on l’aime, ce qu’il représente pour nous, à quel point il est précieux. Et d’un coup, tout le monde s’y intéresse. C’est comme quand un couple se sépare et que l’un des deux se remet en couple. C’est à ce moment que l’ex revient et réalise ce qu’il a perdu. Tu sais ce qu’on dit, on ne réalise à quel point on aime les gens que lorsqu’on les perd. Bah j’ai l’impression que t’es devenu une personne depuis quelques jours, que t’es devenue cette personne. La personne qu’on a aimé, qu’on a oublié qu’on aimait, dont on se souvient pourquoi on l’aimait, qu’on continue à aimer, et qu’on veut récupérer à tous prix. Tu avoueras qu’il y a énormément de manipulation médiatique derrière tout ça. Combien de gens auraient acheté ton livre, le classique de Victor Hugo, sans ce qu’il t’es arrivé ? Les rayons de la FNAC auraient continué à être gentiment remplis pendant que la foule passerait à côté dans la plus grande indifférence. Mais non, tu as souffert, tu es partout, on te voit, on t’entend, les stars se mobilisent pour toi. On se sent concerné, alors on s’intéresse à toi. Je trouve ça tellement triste que les gens soient influencés tellement facilement dans leurs actes. C’est pas contre toi, hein, je parle en général. Il y a un petit côté hypocrite dans tout ça. Et ça me gêne. Mais la cause et la démarche reste noble, alors au fond, pourquoi pas. Mais tu vois, là où ça me dérange vraiment, c’est les proportions que tout ça prend. Ça donne le vertige. Un milliard d’euros de dons en 24 H. Je suis contente pour toi, je suis fière de voir que la générosité est encore présente dans ce pays et dans ce monde, mais en même temps, je suis dégoûtée. Je suis dégoûtée parce que cette richesse est distribuée au bon vouloir de ceux qui la détiennent, selon les causes qui leur tiennent à coeur. Je dis pas que t’es pas une cause qui le mérite hein, loin de là, mais un milliard en 24 H, c’est limite indécent. C’est du jamais vu ce qu’il s’est passé pour toi. C’est du jamais vu, et pourtant tu n’es pas la seule cause alarmante et urgente qui mérite d’attirer notre attention. Et pourtant, tu as su toucher les donateurs et leur inspirer de lâcher un milliard en 24 H. A côté de ça, depuis des années, l’écologie et la misère humaine est pointée du doigt, et n’a jamais atteint des sommes aussi folles en terme de dons. Il y a une vraie question qui se pose. On ne peut pas forcer les foules à donner, on ne peut pas forcer les riches à donner. Chacun dispose de son argent comme il l’entend. On ne peut que constater que chacun donne quand il est touché, quand il est sensible à une cause, quand ça touche à l’affect, au sentimental. Et y a pas à dire, les Français ont un affect énorme pour toi, parce que tu es la France. Mais putain, est ce que la famine, la recherche pour les maladies, l’écologie qui part en couille, les camps de concentration pour gay, les femmes battues, les enfants malades, les pays en sous développement, et j’en oublie, est ce que toutes ces causes là ne doivent pas aussi attirer l’attention, nous toucher, nous rendre sensibles ? Alors oui, la question se pose, et je suis perdue dans tout ça. La question se pose de savoir comment on peut être en folie autour de toi et donner sans compter pour toi en 24 H alors que l’humanité pleure aux 4 coins du monde depuis des dizaines d’années, qu’ils n’ont pas assez de dons, pas assez d’argent, qu’ils manquent de tout, et que la foule, les riches, ne prend pas autant les choses à coeur. Alors que oui, tu es peut-être Victor Hugo, tu es peut être la France, tu es peut être Disney, mais tu restes de la pierre. J’ai l’impression que pour toucher les gens et leur donner envie d’agir, de donner de la thune, il faut juste arriver à toucher leur nostalgie, leur affect, et c’est bon. C’est tout ce que tu représentes pour les gens, donc c’était prévisible que ça se passe comme ça. On a touché à l’intouchable, à quelque chose qui fait parti de la France, et sans qui la France n’est plus la France. Alors c’est sans réfléchir que les gens ont donné, que les riches ont donné, que tout le monde a donné, a parlé, a pleuré, a écrit, a combattu pour toi. Et je le comprends. Mais il faut aussi comprendre que tu n’es pas seule au royaume de la misère, et qu’aujourd’hui je suis triste. Je suis triste de voir que l’exclusion ne trouve pas d’argent, mais de l’indifférence, que la planète ne trouve pas d’argent, mais de l’indifférence, mais que toi, tu es la priorité. Avec tout le respect que je te dois, tout le respect que j’ai pour ce que tu représentes pour le pays, tu ne l’es pas. Les vraies priorités sont oubliées et laissées pour compte. C’est ça qui me rend triste. Et c’est ça qui fait que cette indécence autour du milliard que tu as récolté me dégoûte. Alors tant mieux pour toi. Rétablis toi bien, je te souhaite une bonne convalescence et de belles retrouvailles avec ce peuple qui t’aime. J’espère juste que la magie, presque le miracle que tu as déclenché en touchant le coeur des gens et en tirant le meilleur d’eux-même va les inspirer pour élargir leur champs de vision. Je n’ai pas beaucoup d’espoir, je t’avouerai. Mais après tout, tu as prouvé que l’improbable était possible, en récoltant cette somme que personne n’attendait en si peu de temps. Alors, je me dis que tout doit être possible, et j’ai envie de garder espoir sur l’humanité. L’espoir, c’est tout ce qu’il nous reste.

 

Je vous invite à lire l’interview (courte) d’un dirigeant d’Emmaus, qui synthétise un peu tout ce que je pense, et tout ce que j’écris. À lire ici.

Publicités

Chère Côte d’Azur,

Chère Côte d’Azur,

Y a un gros problème avec toi. Plusieurs, même. T’es comme les méchants qui sont attachants dans les films, je t’adore autant que je te déteste. En fait, t’as grave de points positifs autant que de négatifs. Quand je suis arrivée chez toi, j’étais refaite. Y a la mer, j’me suis dis que c’était classe, que c’était beau, que c’est un peu comme les US mais à la Française quoi, que tout était possible. Bah j’me suis bien trompée. Le délire c’est que t’es magnifique hein, vraiment, et c’est ce qui fait que c’est si dur de penser à te quitter. La promenade des anglais à Nice, le vieux Nice, la place Masséna, la place Garibaldi… Y a trop d’endroits plein de charmes ici qui font que je me sens bien avec toi. J’ai le feeling avec toi, ça c’est sur. Mais ouais, t’as trop de problèmes à côté de ça. Les gens chez toi sont hautains, et complètement fake. Ils ont peur les uns des autres, y a très peu d’ouverture d’esprit. Déjà, la région vote FN, donc c’est sur qu’on a une idée du tableau. Mais genre c’est un truc de fou. C’est genre LA région des apparences, où t’as l’impression qu’il y a, mais il y a pas, où t’as l’impression que y a pas, mais il y a. Enfin, t’as compris : t’es fake. En fait c’est un peu des épreuves du combattants pour s’en sortir ici. J’ai l’impression que tout est plus dur qu’ailleurs quand on est chez toi, et quand je parle avec des gens d’ailleurs, c’est plus une impression justement, ça devient la réalité. C’est genre le parcours du combattant pour arriver à obtenir un truc hyper facile ailleurs quand on est chez toi. C’est un truc de ouf, à ce point là je pensais pas. En fait t’es la région de l’exigence, mais genre à l’extrême. T’es la région de la galère, où limite on doit se prosterner devant les gens pour avoir quelque chose. Un pote me disait « bientôt pour pouvoir acheter une baguette faudra montrer son compte en banque pour prouver qu’on a de la thune ». On en est pas loin. Trouver un appart déjà c’est la galère. J’crois qu’avec Paris t’es vraiment le seul endroit où c’est autant casse couille de s’en sortir, parce que les gens sont casses couilles justement. Pour un appart, faut 3x le montant du loyer, maintenant ils prennent plus les garants très souvent, il faut pas être en période d’essai, blablabla… Déjà rien que le délire des 3x le montant du loyer c’est n’importe quoi. J’ai discuté y a quelques années avec une meuf d’une agence immobilière qui m’a dit qu’il y avait un commissaire de police qui louait un appart avec son agence, le mec gagnait 6000 balles par mois et il avait 6 mois de loyers en retard… Comme quoi ça veut putain de rien dire. Autant on peut être au chômage et gérer son loyer, autant on peut gagner un paquet de fric et le claquer ailleurs ou je sais pas quoi. Mais non, ici, y a pas de relation humaine, pas de feeling qui tienne. Les gens (suuuurtout les vieux) sont tellement psychorigides, arrêtés sur leur idée que « quelqu’un de bien gagne 3x le montant du loyer sinon c’est quelqu’un de pas bien », que si on les a pas les 3x le montant du loyer, ça raccroche au nez. Ça a le sens de l’hospitalité dans le sud, ça c’est clair. Il manque ça chez toi en fait, la chaleur humaine. C’est paradoxal parce qu’on est la région de France où on a le plus de soleil, mais les gens l’ont ni dans leur coeur ni dans leur tête le soleil, ça c’est sur. Tu vois, le délire de faire confiance à quelqu’un pour lui louer sans 1 million de garanties, ça existe presque pas ici. Et le taf, on en parle du taf ? Oui on va en parler. C’est genre hyper dur. D’une part parce que y en a presque pas, en dehors des trucs propres à ta région, des trucs style serveurs et torcher des vieux. Mais sinon, c’est vraiment la merde sans mauvais jeux de mots. On a des diplômes, des putains d’expériences, mais ça rappelle pas, et y a très, très peu d’annonces. Ça marche beaucoup au piston dans la région. Faut connaître les bonnes personnes. Mais le taf clairement c’est désespérant. Surtout quand on est amené à travailler en équipe, avec des gens qui ont la mentalité d’ici. Hautains, suffisants, hypocrites. C’est la mort, clairement. En fait, les loyers sont chers chez toi comparé à la plupart des endroits en France, le taf c’est une épreuve de malade, les gens sont cons… Alors qu’est ce qui reste ? Le fait de se dire que ouais, t’es magnifique. Mais t’es comme une belle meuf en couple, t’es inaccessible. T’es là, t’es à côté de nous, on te voit, on se dit qu’on serait bien avec toi, mais on peut pas te toucher, et on sent que y a pas moyen de ton côté non plus. Bah là c’est ça le délire. On est beaucoup à sentir que t’as rien à nous proposer, que t’es verrouillée de chez verrouillée, que y a 0 opportunités avec toi, et que personne nous aidera à en avoir ou à rendre les choses plus faciles. Ici, c’est tous pour un et Dieu pour tous. J’ai plein de potes qui t’abandonnent à cause de ça, parce qu’ils en ont marre de pas trouver de taf malgré leurs diplômes, de la mentalité de merde, des loyers trop chers… Moi je suis encore là dans tout ça et je tiens, parce que malgré tout je t’aime bien, mais je suis vraiment comme beaucoup de mes potes en ce moment. Je me dis « mais qu’est ce que je fous ici ». Dans la région de la galère, alors qu’ailleurs pour 300 euros de loyer en moins et les mêmes salaires qu’ici, on pourrait trouver un taf 10 fois plus facilement, parce qu’ici c’est la hauuute exigence tu comprends, c’est hyper sélectif (sur quels critères, on sait pas). Ici c’est infranchissable. Bah j’me dis qu’ailleurs c’est tellement plus accessible, parce que les gens déjà ouvrent les portes là où ici ils les ferment. Ils sont plus réceptifs ailleurs, dans le nord, ou même en dehors de la France dans beaucoup d’endroits. Limite les gens qui veulent travailler sont accueillis les bras ouverts. Ici si on a de la chance, on aura un smic à l’autre bout de la ville, dans une ambiance pétée (mentalité de la région). Alors ouais, je me dis que ça serait pas plus mal de t’abandonner, mais je vais m’accrocher encore un peu. Pour ta beauté, pour ton soleil qui me fait tellement de bien, pour notre appart que j’aime et qu’on aurait jamais, jamais eu si on gagnait pas 3x le montant du loyer et que même en gagnant 3x le montant du loyer on a failli pas l’avoir parce que oui, dans ta région, tout est tellement dur, et que même quand tu crois remplir les conditions bah ça reste quand même dur. J’aimerais juste sentir que pour une fois, t’enlèves les barrières, t’enlèves ce côté « tout est toujours compliqué ici » et que tu nous permettes à tous d’avoir accès à des trucs simples, des trucs normaux, avec une facilité normale, et pas qu’on se sente prit au piège avec toi. J’ai le droit de rêver, j’écris pour espérer que ça soit possible. Parce que tu sais, pour beaucoup, on t’aime, ça nous fait pas plaisir de te lâcher hein. Je pense pas avoir rencontré une personne qui se soit barrée de toi sans m’avoir dit « Nice c’est magnifique, mais ici je m’en sors pas, et les gens sont cons ». Alors oui, tu peux pas filtrer les cons (hélas), oui, des cons y en a partout, mais si tu savais comme c’est frustrant de se dire qu’on part d’un endroit parce qu’on sent qu’il veut pas de nous. On demande pas des trucs ouf : juste des trucs simples. Avoir des relations ici, c’est super dur, que ça soit amis ou amour. Sincère, hein, je parle. La sincérité est devenue inexistante ici. C’est la région des apparences après tout. Apporte nous plus de vrai, plus de sincérité, plus de simplicité. On a un besoin urgent de simplicité, de se sentir acceptés et de pouvoir se dire que t’es aussi belle que bien.

Cher Netflix,

Cher Netflix,

 

C’est con mais je voyage un truc de ouf avec toi. Dès que j’ai envie de déconnecter, je te mets et je sais que je trouverai quelque chose qui va correspondre à mon humeur. Il y a vraiment de tout avec toi. Parfois t’es chiant parce que tu mets une plombe à mettre les nouvelles saisons des séries que je kiffe. T’as des défauts, genre il y a plein de séries, de films et d’animés cool que t’as pas. Mais bon, t’es tellement cool que c’est pas grave, je peux pas trop te le reprocher finalement. J’ai découvert tellement de trucs au top avec toi. En fait le truc c’est que y a grave de séries que je connaissais de nom, mais que j’avais jamais regardé. Mais quand je t’ai eu, j’ai commencer à explorer toutes les catégories, à lire les résumés de plein de trucs. Et ça donne grave envie de s’y mettre du coup. C’est comme ça que j’ai découvert ma série préférée par exemple, c’est grâce à toi ! Quand j’y pense, sans toi, je ne l’aurais peut être (sans doute) jamais regardé. The 100, quelle putain de découverte. J’aurais raté un putain de truc. Combien de gens ont découvert des bêtes de séries par hasard, parce qu’ils se faisaient chier et qu’ils se disaient « ouais ça a l’air pas ouf mais pourquoi pas » ? Beaucoup, beaucoup, beaucoup. Bah je faisais partie de ces gens là pour plein, plein, plein de séries. J’ai eu des super bonnes surprises avec toi, genre des surprises où je me suis pris des claques en mode « ça avait l’air pourri mais en fait c’est trop bien ! ». Y a aussi le contraire, des trucs qui avaient l’air cool mais qui au final étaient pourris. Ou alors, des séries que tout le monde regarde, et tout le monde lâche des « faut que tu regardes c’est trop génial », et en fait en regardant on aime pas du tout. Comme quoi, y a pas une série avec toi qui met tout le monde d’accord. C’est comme la musique ou les gens, chacun ses goûts après tout. J’dois avouer que t’es vachement créatif et productif c’est un truc de ouf. T’as sorti tellement de créations « originales Netflix » trop cool ! Rien que le nom déjà est trop cool. « Série originale Netflix ». Ça pète. Du coup t’as lancé des carrières, y a des acteurs qui explosent aujourd’hui grâce à toi. T’as créé des phénomènes dans le monde entier, genre Stranger Things. C’est juste ouf l’ampleur qu’a prit cette série, et c’est toi qui l’a créé. Bravo. T’es un peu le concentré de ce qui se fait le mieux en matière de séries et de films, et tu progresses de plus en plus dans ce sens même si je dois avouer qu’il y a encore quelques abonnés absents. Tu te diversifies de plus en plus aussi. Y a de plus en plus de documentaires ou d’émissions de vie pratique, genre Marie Kondo, celle qui explique comment être heureux en faisant le ménage. Qui aurait parié que ça intéresserait quelqu’un ? Et pourtant, ça a un succès fou. T’es surprenant, réconfortant, et tellement rassurant. La base en hiver c’est un petit plaid, un petit chocolat chaud, et se caler avec toi devant une petite série. Là on peut dire qu’on est bien. Déjà psychologiquement juste quand on entend le petit bruit quand tu te lances, c’est satisfaisant. Et puis y a ton graaaand logo rouge qui apparaît sur tout l’écran et on commence à sourire sans même s’en apercevoir. On se dit qu’on est en mode relax, tranquilles, et c’est tellement bon. Et puis juste socialement t’es un putain moyen de créer ou d’entretenir des liens. Genre t’es un peu le truc trop « IN » qu’il faut connaître pour s’intégrer. On a tous déjà lâché quand on sait plus trop quoi sortir à quelqu’un « tu regardes quoi en ce moment sur Netflix ? ». Déjà on part du principe que la personne te possède. Genre t’es incontournable. Et si elle répond qu’elle t’as pas, c’est le drame. OVNI, extraterrestre, mutant, trop de qualificatifs se bousculent dans nos têtes. Ouais, t’es un moyen de créer une connexion fluide avec les gens, genre ça fait déjà un point commun de t’avoir, de comparer ce qu’on regarde, ce qu’on aime, où on en est dans telle ou telle série. « Ah toi t’en est à la saison 7, putain j’en suis qu’à la 3, spoile pas », tout ça c’est la base. Déjà y a plusieurs teams, ceux qui écoutent les génériques jusqu’au bout et ceux qui sautent les intros. Y a deux qui regardent en VO et ceux qui regardent en VF. Et puis y a ceux qui ont un abonnement solo et ceux qui se font toujours sucer leur abonnement parce que y a 80 personnes qui essaient de se connecter sur un abo de 4 écrans. Ouais, tu divises mais tu réunis. Tu fais polémique mais tu fais débattre. Tout le monde a une façon différente de t’utiliser mais tu rends heureux. T’es genre une grande aventure, on sait que tu nous réserves toujours des surprises, on sait pas trop si elles sont bonnes ou mauvaises, on espère qu’elles seront bonnes ! On sait jamais ce qu’on va découvrir avec toi ! En fait on sait même pas ce qu’on attend de toi souvent. On sait même pas ce qu’on aimerait vraiment que tu nous apportes. Mais des fois t’arrives quand même à nous l’apporter, genre le truc qui colle 100 % avec nos goûts. Rien que pour ça je dis bravo. Y a aussi la déception de ouf, la tristesse de malade de se dire que ça sera la dernière saison, le dernier épisode. Et puis on attend quelques mois/années d’avoir un peu oublié la série pour se la retaper. On est tous pareils. Je dois dire que t’es riche en émotion, et heureusement que t’es là pour nous faire évader dans plein de mondes différents avec autant de facilité. C’est aussi ça qui est kiffant avec toi, t’es simple. Y a pas à télécharger, à se bouger le cul à mettre des DVD (ouais, on est tous des feignants). Le top c’est d’avoir le bouton Netflix direct sur la télécommande. Là, c’est lifegoal. Et à cette époque où tout est grave compliqué, long, stressant, je peux te dire qu’un truc simple, c’est nécessaire. C’est un peu une thérapie quoi. Et ça marche, ça soulage d’une journée de merde, ça détend, ça fait rêver, réfléchir, pleurer, rire. Et ça fait du bien.