La vérité sur le chômage

chomageEtre au chômage, c’est mine de rien toute une aventure. Ta vie ressemble à un film dont t’es l’acteur principal; tu sais, je te parle de ces comédies dramatiques où t’as passé la moitié du film à pleurer à chaudes larmes et l’autre moitié à rigoler de bon coeur, et que tu coup, tu sais plus du tout si t’es schizophrène, psychopathe ou névrosé à quel saint te vouer à la fin du film. C’est un peu ça, le chômage : cette douce sensation de passer par pleins de sensations différentes : le déni (attribution du statut de « chômeur »), la colère (paiement par Pôle emploi), la frustration (pas de réponses aux candidatures d’embauches), et enfin, l’acceptation (quand tu réalises que le chômage, c’est un peu des vacances améliorées. Avec l’argent en moins. Ouais, en fait, c’est de la merde). On ajoutera donc une étape capitale : la victoire à la super cagnotte du loto.

En effet, le chômage est idéalisé, moqué, critiqué, désiré, voulu puis rejeté; on entend toutes sortes de choses sur ce fléau de notre état pourtant si plébiscité par une grande partie des personnes en ayant ras le cul de travailler pour 3 francs 50 de l’heure salariées de grandes entreprises au bord du suicide (pour ne pas citer un grand fournisseur de téléphonie commençant par France et finissant par Télécom). Le chômage est en proie aux idées reçues et aujourd’hui, force est de constater que les Français, l’univers, Poudlard, vivent dans l’illusion. Nous allons à présent, dans un élan de bonté MAIS SURTOUT de bienfaisance absolu, rétablir la vérité sur ce/cette fléauparasitelibérationdélivrance.

LA VERITE FRACASSANTE SUR LE CHOMAGE :

-T’es fatigué de rien foutre
-Tu te réveilles toujours à une heure à 2 chiffres
-Déjà dès le « matin », les problèmes commencent : tu sais jamais si tu dois déjeuner ou petit déjeuner
-Tu fais la liste des choses que t’as à faire et c’est fatigant. Tu te contenteras juste de respirer.
-Tu attends avec impatience « La villa des coeurs brisés »
-Tu connais les candidats par coeur, tu les insultes, tu les critiques, tu les aime. Vous êtes devenus intimes. Dommage que ça soit que dans un sens.
-Quand tu vois une larve en photo, tu crois que c’est un selfie de toi
-Participer au monde extérieur est pour toi une épreuve
-Les gens te demandent si tu cherches du boulot. Le problème, c’est plutôt que c’est le boulot qui ne te cherche pas.
-Quand tu rencontres une nouvelle personne et qu’elle te demande quelle est ta profession, tu réponds que tu es chercheur, et c’est tout de suite très classe. Malheureusement, si cette personne insiste un peu, tu es obligé de préciser que tu es chercheur d’emploi. C’est tout de suite moins classe.

On pourrait en conclure que le chômage, au final c’est plus du positif qu’autre chose. Que nenni jeune fifrelin ! Tout cela n’est pas aussi simple : il y a différents moteurs chez chacun d’entre nous, différentes motivations; en somme différents profils qui donnent donc vie à différentes visions de la vie, et ici, ce qui nous intéresse, c’est celle du chômage (pardi !)

Vous en rêviez encore plus que la saison 11 de Secret Story ? Alors, voici les différents profils de personnalité des glandeurs de la Républiques chers membres de la secte du cercle très fermé du Pôle emploi *tonnerre grondant*

-Celui qui n’en as rien à foutre. Il ne s’actualise pas, il est rentier, d’ailleurs, il ne sait même pas pourquoi il s’est fait chier à travailler. Ah, si : il s’ennuyait, seul, dans sa chambre de 120 mètres carrés. Il avait envie de rencontrer le petit peuple. Hélas, il ne s’intégra pas, ne comprenant pas pourquoi les clients de la boutique dans laquelle il n’était qu’un simple employé ne l’appelait pas « majesté ». Il claqua donc la porte de son entreprise, appela sa limousine et embarqua à bord de son Yatch vers une vie meilleure. (ou pas) Représente 0.000000000000001 % de la population.

-Celui qui gagne au loto (0.000001 % de la population aussi)

-Celui qui se bouge à mort pour trouver du taf, et qui en trouve un avant sa première d’indemnisation Pôle emploi ! (la grande fierté du chômeur)

-Celui qui se démène corps et âme pour trouver un taf, mais qui n’en trouve pas. Il sombre peu à peu dans une spirale dépressive et accuse le marabou du quartier ainsi que les illuminatis de faire un complot macabre contre lui.

-Celui qui en profite pour se payer des vacances sur le dos de Pôle emploi (c’est pas bien, mais ça représente une petite partie des chômeurs !)

-Celui qui utilise son temps afin de réfléchir à son futur, à sa reconversion, en bref, à son avenir. La légende raconte qu’il a fini par se changer en statue du Penseur d’Auguste Rodin.

-Celui qui opte pour le fameux bilan de compétences. Il se remet perpétuellement en question depuis que celui ci lui découvre un « don » pour la cinématographie érotique.

-Celui qui attend que le temps passe, devant Secret Story, les anges et autres émissions hautement philosophiques. La légende raconte que lorsque ladite personne se sentira investie de la mission divine de rechercher du travail, son troisième neurone en phase terminale aura lâché l’affaire, ne supportant pas la violence de la transition entre la léthargie et la réalité.

Et enfin : celui qu’un ami sollicite pour « le taf du siècle » ! Ca représente pas beaucoup d’entres nous, amis, chômeurs, mais avouez qu’on rêve tous de cette occasion là !

 

Publicités